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Violences des jeunes :un rapport de l'INSERM (AEF)


Violences des jeunes: avec l'âge, les violences à l'école diminuent, mais les violences hors de l'école augmentent, selon un rapport de l'INSERM

Par Tifenn Durand tifenn.durand@L-aef.com

Paris, le 23/03/2005 Domaine(s) : Ecole - Collège - Lycée
Rubrique(s) : Elèves / Jeunesse



"Bon nombre de violences ont lieu à l'Ecole . C'est là où les jeunes sont surtout auteurs de violences verbales (48% de ces violences ont lieu à l'école), d'actes racistes (47%), de coups (43%) et où les filles font du racket (48%)." C'est l'une des conclusions du rapport de l'INSERM (Institut national de santé et de la recherche médicale), intitulé "Violences des collégiens et lycéens: constats et évolutions", révélé par "La Croix", aujourd'hui, mercredi 23 mars 2005, et dont L'AEF s'est procuré une copie. Ce document de près de 150 pages dresse 20 "constats pour résumer la violence des collégiens et de lycéens". C'est également à l'Ecole que les jeunes "victimes de vols (65%), d'actes racistes (54%), de violences verbales (53%), où les garçons sont victimes de coups (52%) et les filles victimes de racket (60%)".

"Il faut dire, que l'école est le premier lieu de vie, d'échange et de rencontre entre jeunes (la 'durée d'exposition' aux risques y est donc très importante, en particulier pour les plus jeunes)", nuancent les auteurs. "Avec l'âge, on constate une diminution de la violence à l'école et une augmentation des violences exercées 'ailleurs' (hors école, hors abords de l'école ou en famille). Tout se passe donc comme si, entre 15 et 18 ans, la violence scolaire se déplaçait vers d'autres lieux de rencontre et de vie des adolescents. Contrairement aux attentes, la violence a rarement lieux aux abords de l'école. Il faut dire que la majorité des élèves ne s'attardent pas aux portes de l'école. La 'durée d'exposition' aux risques de violences y est donc très réduite", complètent-ils.

LYCÉES PROFESSIONNELS

Autre constat: "Les collégiens (en particulier les élèves de SEGPA) et les élèves de lycées professionnels s'avèrent plus violents que les autres." De plus, "les violences scolaires (en tant qu'auteur ou victime) ne sont pas systématiquement associées au fait d'être en zone urbaine et en ZEP (zone d'éducation prioritaire) et les établissements privés sont aussi concernés par la violence à l'école que les établissements publics". "Si les élèves ZEP sont plus nombreux à être auteurs de vols et de racket à l'école, ils sont aussi plus nombreux à y être victimes d'actes racistes. Les élèves hors ZEP sont plus fréquemment auteurs de violences verbales, mais aussi plus souvent victimes de coups, de vols et de violences verbales".

Pour leur part, "les élèves des établissements ruraux sont un peu plus nombreux à être auteurs d'actes racistes à l'école. Les élèves de l'enseignement privé sont plus auteurs et victimes de violences verbales. Mais force est de constater que ces différences statistiquement significatives sont tout compte fait relativement faibles (de 4 à 6 points maximum)." Les violences scolaires sont par contre "nettement plus importantes au lycée professionnel qu'au lycée d'enseignement général et les coups, les vols, le racket et les actes racistes sont plus fréquents en LP qu'en LEGT".

AUGMENTATION

S'agissant de l'augmentation "quantitative" de la violence, la plupart des conduites violentes ont augmenté entre 1999 et 2003 pour les garçons et les filles. Néanmoins, pour la majorité des ces conduites, les augmentations restent "modérées", à savoir "moins de 10% d'augmentation". En revanche, s'agissant de "la dégradation des biens publics ou privés, l'augmentation est de plus 40%, pour l'utilisation d'une arme pour obtenir quelque chose de quelqu'un de plus 35%, pour le vol d'un objet d'au moins 15 euros de plus de 20% et pour la provocation d'une bagarre de plus de 16% chez les garçons seulement". Certaines conduites "restent stables": "frapper un professeur, mettre le feu". D'autres diminuent, comme "faire partie d'un groupe commençant une bagarre avec un autre groupe".

S'agissant de la classification des "conduites violentes" selon le sexe des auteurs, le rapport souligne que "pour la majorité des conduites, on a environ deux fois plus de garçons que de filles (bagarres individuelles ou collectives, actes racistes ou vols d'objets de valeur), avec quelques exceptions": "Les 'violences graves' (frapper un professeur, mettre le feu aux affaires de quelqu'un ou utiliser une arme pour obtenir quelque chose de quelqu'un) sont typiquement masculines, puisqu'elles sont environ 4 fois plus fréquentes chez les garçons que chez les filles" tandis que "les violences verbales et le vol dans une boutique sont presque aussi fréquents parmi les filles que parmi les garçons". Pour toutes les conduites, "les garçons sont plus récidivistes que les filles, avec des écarts plus importants sur le fait de mettre le feu ou de frapper un professeur (environ deux fois plus de garçons récidivistes que de filles récidivistes) que sur le vol dans une boutique (l'écart entre le taux de récidive des garçons et des filles est alors d'environ 15%)".

HÉTÉROGÉNÉITÉ

Autre constat: la "violence des jeunes recouvre des conduites très hétérogènes" et il convient de parler "des violences" et non de "la violence" des jeunes. En effet, "plus de 25% des 12-18 ans ont été auteurs de violences verbales, participé à une bagarre, volé dans une boutique", alors qu' "entre 15% et 25% des 12-18 ans ont 'provoqué une bagarre', 'donné des coups', 'volé un objet d'une valeur supérieure à 15 euros', 'été auteurs de dégradation de biens public ou privés'". De plus, "entre 5% et 15% des 12-18 ans ont 'vendu des objets volés', 'été auteurs d'actes racistes'" contre "moins de 5% des 12-18 ans qui ont 'frappé un professeur', 'mis le feu aux affaires des autres', 'utilisé une arme pour obtenir quelque chose de quelqu'un'."

Évoquant "le taux de répétition" des violences, les auteurs estiment qu'il "n'est pas négligeable pour toutes les violences étudiées même celles considérées comme les plus graves". Néanmoins, ce taux de répétition oscille entre "21% (une fille sur 5 qui a frappé un professeur durant les 12 derniers mois l'a fait au moins deux fois) et 63% (6 garçons sur 10 qui ont vendu des objets volés ont recommencé)".

MODÈLES D'ÉVOLUTION

Le rapport distingue "trois grands modèles d'évolution de la violence qui se dégagent avec l'âge". Le modèle le plus fréquent est l'augmentation du nombre d'actes de violence. Elle est alors "soit continue (augmente régulièrement entre 12 ans et 18 ans), soit partielle (augmentation entre 12 et 14-16 ans, suivie d'une stabilité)". Ces augmentations existent surtout chez les garçons: les "vols d'objets de valeur", la "vente d'objets volés", "l'utilisation d'une arme", augmentent de manière continue. Les "bagarres provoquées", le "vol dans une boutique", la "dégradation des biens publics ou privés", le "racket" augmentent entre 12 et 14 ans, puis stagnent. Deuxième modèle: l'augmentation en début d'adolescence (12 et 14 -16 ans), suivie d'une diminution en fin d'adolescence. II en est ainsi "des 'violences verbales' chez garçons et filles, des 'coups' et des 'bagarres auxquelles les jeunes sont mêlés' chez les garçons seulement, du 'vol dans une boutique' et de la 'dégradation des biens publics ou privés' chez les filles seulement". Troisième modèle: la stabilité de la violence entre 12 et 18 ans. Elle concerne les "'bagarres' et les 'coups' chez les filles, ainsi que les 'actes racistes' chez les garçons et les filles".

Cette expertise a été effectuée à partir des données de l'enquête baptisée "ESPAD" (European school survey project on alcohol and others drugs) menée dans l'ensemble des pays européens au premier semestre de l'année 2003 (L'AEF du 14/04/2004, 42672). Elle a été réalisée en collaboration avec l'OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies) et a porté sur 400 établissements français.

[Violence scolaire]




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