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Ecriture manuscrite et lutte contre l'illettrisme.


Gisèle Jean, co-secrétaire générale du SNES, déclarait dans son introduction au colloque de 2003 sur la maîtrise de la langue : « Une partie de la considérable énergie que les enseignants dépensent à « remédier » et à « corriger » mériterait peut-être d'être plutôt investie dans des apprentissages plus systématiques et des conseils portant d'abord sur l'élaboration des travaux demandés ». Je voudrais faire écho à ces propos pour étendre cette perception de la nécessité d'asseoir les apprentissages et la transporter au niveau des apprentissages à l'école maternelle dont Lucile Barberis, Présidente de l'AGIEM, a souligné le rôle de prévention contre l'illettrisme dans son intervention au salon de l'éducation le 21 novembre dans le cadre du forum « L'école que nous voulons » organisé par la Ligue de l'enseignement avec la FCPE et Education et devenir.
Certes, il est nécessaire de remédier, de corriger, de rechercher des solutions pour améliorer les conditions d'apprentissage, mais toutes ces actions ne risquent-elles pas de ressembler au remplissage du tonneau des Danaïdes si l'on ne s'attaque pas à la racine même du problème : la qualité et les conditions de l'apprentissage de la lecture et de l'écriture aux cycles 1 et 2.
Ces apprentissages sont fondamentaux à plus d'un titre ; d'une part ils apportent des compétences spécifiques qui donnent accès à la quasi-totalité des compétences acquises à l'école, d'autre part leur réussite est un facteur d'appétence à aller vers d'autres savoirs.
A ce double titre, ces apprentissages s'inscrivent dans la lutte contre l'illettrisme, dans l'aide à la socialisation et dans l'accès de tous à la culture.
Dans cette triple perspective, l'accent est souvent mis sur la lecture au détriment de l'écriture manuscrite que les pratiques de dictée à l'adulte puis d'utilisation de l'ordinateur pourraient laisser croire accessoire, voire inutile puisqu'on peut « faire autrement » avant de la maîtriser et même une fois qu'on la maîtrise.
Pourtant l'apprentissage de l'écriture manuscrite va bien au-delà de la simple acquisition d'une compétence à tracer des lettres. Je n'entrerai pas ici bien sûr dans les lieux communs à ce sujet, je livrerai seulement des extraits de bilans dressés par des enseignantes d'école maternelle après un an ou deux ans de pratique de la méthode d'apprentissage de l'écriture que j'ai mise au point et publiée aux éditions Hatier dans « Le geste d'écriture - Méthode d'apprentissage - Cycle I- Cycle II » - Collection Hatier pédagogie - Novembre 2000 et pour laquelle je propose – toujours aux éditions Hatier - une série de cahiers de maternelle et de primaire que vous pouvez découvrir sur mon site.
«En janvier, dans ma classe 18 élèves sur 22 peuvent écrire lisiblement une phrase avec repérage mot à mot sur leur répertoire personnel. Tous peuvent copier une phrase simple en isolant graphiquement et sémantiquement chaque mot.
La méthode de Mme Dumont apporte un cadre à ma pratique par sa conception réfléchie, organisée et adaptée à chaque âge.
L'originalité des élèves y est respectée. Ceux-ci peuvent très vite et très bien utiliser ce qu'ils savent faire pour écrire, décorer de manière simple, naturelle, spontanée mais résolue ». Y.D. enseignante en grande section maternelle,
« On constate que, l'objectif et la méthode ayant été bien intégrés, on a facilité:
• La rapidité d'accès à l'autonomie dans les ateliers,
• une capacité accrue à
- suivre une ou plusieurs consignes ,
- évaluer les productions des autres,
- s'auto-évaluer, s'auto-corriger,
- réinvestir les acquis dans des productions libres ou des jeux,
• le développement de la faculté d'observation, donc une plus grande aptitude à représenter graphiquement ce qui est vu (dessin de la maison),
• une perception plus rapide et plus précise du schéma corporel,
• le repérage dans l'espace,
• une capacité d'abstraction (suivre du doigt une ligne horizontale imaginaire),
• l'acquisition et la compréhension du vocabulaire spécifique (boucle, ligne, espace),
• une tenue correcte en situation d'écriture,
• une capacité à se fixer sur une tâche dont on connaît l'objectif, et la volonté de la mener à bien,
• le calme et l'assiduité dans les activités autonomes,
• la socialisation : coopération entre les enfants, aide réciproque pour respecter les consignes et corriger les erreurs". C.B. enseignante en petite et toute petite section maternelle.
« Parallèlement d'autres domaines ont été agréablement modifiés, sans apprentissage spécifique (autre que cette nouvelle méthode d'écriture ) :
- Organisation spatio-temporelle
- Perception visuelle et auditive
- Attention motrice et motricité fine
- Confiance en ses capacités
- Confiance en ses auto-remédiations
- Désir de réussir
- Désir de soigner ses productions diverses
La réussite quotidienne des élèves en écriture renforce la perception positive qu'ils ont d'eux-mêmes : ils se sentent davantage capables de réussir dans tous les domaines .
Pouvoir expliquer, nommer ce qu'ils ont appris à gérer, à écrire, dans un mode de communication de “grands “ les rassure dans leur nouveau statut où ils s'ancrent plaisamment avant de se libérer pour lire (déjà bien armés ). » Y.D. enseignante en grande section maternelle, déjà citée.
Bien entendu, ces résultats ne peuvent être obtenus sans apporter un soin tout particulier à la construction des apprentissages dont le systématisme n'est pas synonyme de répétition à outrance mais au contraire de diversification des contextes et des entrées (par exemple, la mobilité des doigts nécessaire à la fluidité de l'écriture peut se travailler en dessinant ou coloriant des sarments de vigne ou des mâts de bateaux ou des ficelles de yoyo ... de bas en haut et de haut en bas plusieurs fois sans discontinu, ou encore en faisant des boudins de pâte à modeler ou en pianotant sur la table ou d'autres façons encore).
Bien entendu aussi ce systématisme des apprentissages n'a de sens qu'avec une grande attention portée au mode de réalisation des activités concernées et avec une vigilance qui n'autorise pas qu'une étape soit passée sans que l'acquis visé soit effectif.
Pour rejoindre Gisèle Jean, je dirais que, certes, ainsi mise en œuvre, la méthode d'enseignement de l'écriture que je propose demande un déploiement considérable d'énergie mais que l'économie en correction et remédiation qui en découle est encore plus considérable.

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